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« Le gène de la vaisselle n’existe pas »
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Huit Euroises, toutes décidées à combattre les inégalités femme-homme, sont intervenues sans langue de bois à la conférence organisée le 8 mars 2019 au Département à Evreux.

Certaines ont déjà une carrière derrière elles, d’autres la commencent à peine. Certaines ont eu un parcours semé d’embuches, d’autres n’ont pas eu trop à se poser de questions. Certaines ont des enfants, d’autres pas. Mais toutes partagent ce sentiment persistant que, lorsqu’on est une fille, la liberté de choisir et d’agir rime souvent avec jugement, une situation que les hommes connaissent peu. Huit femmes euroises ont ainsi témoigné à l’Hôtel du Département, à Evreux, lors d’une conférence organisée à l’occasion de la journée internationale des droits des femmes.

Pression sociale et regard d'autrui

« J’utilisais une fraiseuse avec des ongles longs et cela ne m’a pas empêchée d’apprendre ». Myriam, aujourd’hui gérante d’une serrurerie, déteste les cases et pourtant « les hommes ont des a priori quand ils voient débarquer une femme en jupe avec des chaussures de sécurité. C’est la pression sociale et la peur du regard des autres qui paralysent certaines femmes et nuient à leur liberté de choix. »

Pas d’égalité de salaire avant 150 ans

Alors qu’en France, 50 % des filles sont en filières scientifiques au lycée, seules 10 % poursuivent leurs études en sciences et techniques. « Les femmes manquent de confiance en elle et pensent qu’elles ne vont pas y arriver », relève Sandrine, docteur en physique et partie prenante de la revue "Femmes et sciences". « Pourtant, tous les métiers sont susceptibles d’être faits par des femmes. Elles en ont les capacités, autant qu’un homme », poursuit Marie-Christine, présidente du club Business & Professionnal Women. « Nous n’avons pas encore découvert le gène de la vaisselle et du ménage », ironise celle qui annonce qu’à ce rythme-là, en France, « l’égalité de salaire entre les hommes et les femmes ne sera atteinte qu’en 2186 ! »

Combattre les stéréotypes

Aussi, ces femmes euroises reviennent sur les acquis dès le plus jeune âge, aussi bien chez les filles que les garçons. « Nous avons tous en nous une pensée stéréotypée qu’il ne faut surtout pas reproduire auprès de nos enfants », souligne Marie-Christine rappelant le rôle important des enseignants. « Nous devons penser différemment, sans être bloquées par la norme et l’étiquette », reconnaît Perrine, devenue agricultrice en permaculture sur le tard. « Les femmes ont du mal à sortir du cadre car elles sont souvent les gardiennes du foyer ».

 + de photos : ICI

 


 

 

Le Département
engagé dans la lutte

Lors du lancement de la conférence du 8 mars 2019, Pascal Lehongre, président du Département de l’Eure, a rappelé que le Conseil départemental travaille depuis longtemps sur la question du droit des femmes en France, et plus particulièrement dans l’Eure. « Cet événement est un moment d’échange et d’écoute essentiel pour prendre conscience de la place que les femmes tiennent et revendiquent -à juste titre- dans notre société. »
« Honorée de couvrir cet événement depuis trois ans », Hafidha Ouadah, vice-présidente en charge de la politique de la ville et de la prévention spécialisée, a également pris la parole pour réaffirmer que « le droit des femmes est un combat universel et un indicateur de vitalité démocratique pour un pays ».

 

Les inégalités persistent, en France et en Europe

En France, contrairement à nombre de pays à travers le monde, les femmes bénéficient des mêmes droits que les hommes (vote, travail, libertés individuelles…). Mais, dans les faits, des inégalités persistent, au quotidien, au sein du marché du travail (niveau de salaire, poste d’encadrement…), de la vie politique, de l’organisation familiale (tâches domestiques, temps partiel…), etc. Par exemple, en Europe, les femmes gagnent en moyenne 16,3 % de moins que les hommes. Seulement 33 % des cadres supérieurs sont des femmes*. Et 31,9 % des femmes en emploi travaillent à temps partiel contre seulement 8,8 % des hommes.

* Chiffres INSEE. www.insee.fr



Saint-Georges-du-Vièvre, star du petit écran

Saint-Georges-du-Vièvre est une petite commune de l’Eure située au sud de Pont-Audemer. Ce village de 853 habitants affiche une vitalité économique très féminine puisque la quinzaine de commerce est tenue exclusivement par des femmes. Vincent Chatelain, animateur de France 3 pour l’émission Histoire de se balader, est allé à leur rencontre. Il a présenté en avant-première son film « A l’Eure des femmes » le 8 mars 2019 au Département.

En replay : sur France 3 Normandie (émission du 10 mars 2019 à 12h55)

 

 

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