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A Harcourt, le pont du château reconstruit à l’ancienne
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La reconstruction, dans les règles de l’art ancestrales, du pont du château d’Harcourt a connu mercredi sa première étape.

Autour du Domaine d’Harcourt, l’activité est pour le moins inhabituelle. Dans la forêt de 7 hectares qui entoure le château et l’arboretum, une trentaine de bénévoles de l’association Charpentiers sans frontières s’agite autour de 14 chênes, marqués à la peinture fluorescente. Ils sont apprentis, compagnons ou encore simples amoureux des arbres venus de toute la Normandie. Ils sont tous défenseurs d’un savoir-faire qu’ils ne veulent pas voir disparaître.

 

 



A la hache et à la scie passe-partout



Ces arbres ont été choisis de longue date pour faire l’objet de ce que les gestionnaires forestiers appellent une éclaircie c’est-à-dire une coupe sélective d’arbres dominés qui va laisser les sujets les plus vigoureux pleinement s’épanouir.

 

Le marquage à la peinture, les gilets réfléchissants et les casques de protection sont les seules entorses aux méthodes d’abattage ancestrales qui ont cours sur ce chantier exceptionnel.

 

Pour le reste, ce sont les haches, les coins et d’impressionnantes scies passe-partout qui sont à l’œuvre pour faire tomber les chênes. A la seule force des bras des participants et sans l’ombre d’un outil à moteur.
 
 

 

 

Saint-Valentin, lune noire et sève descendante


Pour cette opération spectaculaire, première étape d’un chantier de longue haleine, ce mercredi froid de Saint-Valentin n’a pas été choisi au hasard. « Nous sommes en lune noire, autrement dit dans le dernier quartier de la lune. Depuis toujours, il s’agit de la meilleure période pour prélever du bois pour bâtir », confie François Calame, coordinateur de Charpentiers sans frontières. Car les 14 chênes abattus d’Harcourt n’ont pas vocation à devenir un vulgaire tas de bois de chauffage. Dans la plus noble des traditions, ils vont se transformer en bois d’œuvre pour assurer la reconstruction, à l’identique, du pont qui enjambe les douves autour du château qui n'est plus utilisable depuis plusieurs années.

 

Découvrez le fil de cette journée exceptionnelle en vidéo

 


 

Un pont neuf de 20 mètres


En attendant, et toujours pour respecter le savoir-faire des anciens, les arbres vont restés sur place avec leur houppier. Au printemps, les bourgeons qui ne manqueront pas d’apparaître, pomperont ce qu'il reste de sève dans les fibres du bois, permettant ainsi d'améliorer encore les qualités mécaniques du bois et de le stabiliser davantage. Ils seront ensuite mis à sécher dans la cour du château avant de devenir, toujours grâce au collectif Charpentiers sans frontières et avec des outils manuels, des poutres et des planches toutes neuves qui constitueront le nouveau pont du château. Cette opération est prévue au mois de septembre.

 

 


 

 

> Retrouvez toutes photos de cette première étape de reconstruction du nouveau pont du château d'Harcourt

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