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Démographie médicale : un plan d'actions adopté à l'unanimité
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Réunis en session plénière, les conseillers départementaux ont adopté à l'unanimité un plan de soutien à la démographie médicale dans l'Eure.

Depuis des années, le manque de médecins généralistes ou spécialistes dans le département est un sujet qui concentre toutes les attentions.

 

De fait, la densité des médecins généralistes (68,1 pour 100 000 habitants contre 89.7 en moyenne en France) place l’Eure parmi les 10 départements les plus en difficulté. En 2017, la situation a continué de se dégrader avec 30 départs (retraites ou mutations) compensés par seulement 17 installations de médecins  généralistes. Très concrètement, il faudrait 140 nouvelles installations de médecins pour que l'Eure soit simplement au niveau de la moyenne nationale !

Face à ce constat extrêmement inquiétant qui montre que l'accès aux soins devient toujours plus difficile pour les Eurois, le Conseil départemental a décidé de se saisir de ce sujet qui, il faut le rappeler, est du ressort du Ministère de la santé.



Attractivité, télémédecine et "mammobile"

 



Dans la stratégie nationale de santé que la Ministre, Agnès Buzyn, a récemment dévoilé il est prévu une série de mesures pour renforcer l’offre de soins dans le territoire au service des patients, mettre en œuvre la révolution numérique avec le développement de la télémédecine, mieux organiser les professions de santé mais aussi faire confiance aux acteurs du territoire pour construire des projets et innover.


Cette main tendue, le Département de l'Eure a décidé de la saisir en venant en appui des mesures prises par l'Etat ou la Région. Perrine Forzy, vice-présidente du Département chargée notamment de la question de l'accès aux soins a donc présenté, ce lundi, les mesures concrètes qui seront mises en place dans l'Eure pour retrouver un nombre de médecins plus en rapport avec les besoins des Eurois.

Plusieurs pistes vont être exploitées dont l'incitation faite à de futurs médecins à venir faire leur internat dans l’Eure en leur offrant un forfait transport mensuel de 200 € ou un "pack découverte" de l’Eure pour succomber aux charmes et aux atouts du territoire. Améliorer l'image de l'Eure et développer son attractivité jusque dans les facultés de médecine font partie de ce véritable plan de bataille qui passera aussi par la création d’un guichet départemental d’accueil des jeunes professionnels de santé.


La prévention n'a pas été oubliée avec une campagne de dépistage du cancer du sein qui se fera en zone rurale grâce à un "mammobile", un bus équipé de tout le matériel de radiologie et qui permettra de faire de la prévention dans tout le département. L'aide à la création de nouveaux pôles de santé libéraux ambulatoires sera aussi poursuivie et la télémédecine sera développée.



"Se positionner à l'avant-garde des solutions"


Perrine Forzy a aussi annoncé "que l'ensemble des EPHAD (établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes)  seront équipés de moyens de consultations en télémédecine. Les personnes âgées doivent en effet être diagnostiquées et soignées le plus vite possible car elles risquent plus souvent l'hospitalisation. L'élargissement du numerus clausus ne portera ses fruits que dans une dizaine d'années, il nous faut répondre aux besoins sans attendre, convaincre les médecins de venir s'installer dans l'Eure et se positionner à l'avant-garde des solutions."


Sébastien Lecornu qui considère que l'accès aux soins est en enjeu fondamental d'attractivité du département a insisté sur le fait que tout doit être mis en œuvre pour améliorer la situation : "Pour donner aux médecins l'envie de s'installer dans l'Eure, il y a des arguments financiers à avancer mais pas seulement. Il faut mettre en place une approche  globale qui va des questions de logement, de qualité de vie, en passant par la proposition culturelle et sportive du territoire, voire l'accompagnement d'un conjoint dans sa recherche d'emploi." 


Ce plan de soutien à la démographie médicale a visiblement convaincu puisqu'il a été voté à l'unanimité par les conseillers départementaux.

 

 

> Retrouvez l'intégralité des 7 propositions pour lutter contre la désertication médicale dans l'Eure

 

 




 

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Il y a actuellement 4 commentaires Commentez-contribuez
  • Cette répartition obligatoire se ferait en fonction des résultats aux examens ? Comme pour les policiers. Cela forcerait des jeunes à s'installer dans les zones défavorisées. Il est grand temps d'agir vu la pénurie de médecins et de spécialistes. Il faut trouver une solution viable qui pourrait être celle que propose le précédent interlocuteur, solution à laquelle j'avais déjà pensé. Mais il faut considérer cette problématique en urgence. En parler c'est bien, agir c'est mieux.
    mat le 19/02/2018 - 19h50
  • Pharmacien De 66 ans retraité depuis le 1 er janvier 1 , j ajoute ce constat observé :
    les 10 ans d études pour être docteur en médecine apte à s installer se font dans le tropisme géographique et professionnel d un CHU et dune ville universitaire . pour des raisons de déterminisme socio- culturel le médecin durant cette longue période va construire un foyer avec un ou une conjoint/ conjointe assez probablement diplômé de l enseignement supérieur avec une qualification telle qu avant la fin des études de l autre il ou elle aura trouvé un travail peut être gratifiant .
    on se retrouve alors dans une situation de bac + 5 OU 6 engagé dans la vie active rémunératrice versus bac +10 démarrant ; et alors le 1 er doit abandonné son départ de carrière pour aller à Bouzu le Tétu
    ou il ou elle ne retrouvera pas de travail localement ; si il y a des enfants , des amis , des relations , de la famille bref le contexte social dans lequel on évolue à 30 ans ça se complique !
    la question est donc ainsi posée ; les curés l' avaient résolu avec le célibat ;
    mais il n y a plus de curés !
    mon beau père médecin rural de 1950 à 1990 à exploité son épouse qui avait l équivalent d un BTS de secrétariat pendant 40 ans : elle assurait son assistance notamment en répondant au téléphone . aujourd hui les URSSAF lui reprocherait un travail non déclaré ,au noir .mais à l époque les femmes n étaient pas indépendantes et tout cela était normal de même que les soins gratuits au nécessiteux .
    cette époque est révolue et c est tant mieux
    Ce syndrome risque de se produire aussi pour les pharmaciens à qui on demande Bac +6 at auprès desquels on vante une qualification 0 Bac +8
    Sans compter qu avec une vitesse limitée sur les routes à 80 KMH on ne va pas encourager ,avec les amendes et les retraits de points voire les suspensions de permis ,les trajets entre les lieux de travail des conjoints et leur domicile ,entre la ville universitaire ou la métropole économique et le village dudit désert médical
    CQFD
    antoine hurard 06 81 31 20 11 antoine.hurard@hotmail.fr
    Antoine Hurard le 19/02/2018 - 19h48
  • Après 45 années au service des malades (IDE puis MG), après avoir entendu les internes me dire qu'ils n'avaient pas fait 10 ans d'étude de médecine pour passer autant de temps à faire de la paperasse (MDS depuis 1984 jusqu'en 2017, un des premiers PA MG), il va bien falloir se résoudre à comprendre que les jeunes médecins veulent certes une autre vie professionnelle et familiale que leurs aînés, certes gagner correctement leur vie, mais aussi et surtout des conditions d'exercice leur permettant d'exercer la médecine de soins, de prévention voire d'éducation sanitaire. Pour cela, il faut les décharger de façon significative de leur fardeau administratif et comptable.
    Parlons des motifs de consultation. Explorons cette piste pour s'apercevoir que le renseignement de documents médico-administratifs (pour faire valoir des droits ou non) devient un motif de plus en plus fréquent en médecine générale, devient envahissant, replace de nombreux motifs d'ordre médical. Un vrai secrétariat médical (avec des personnes compétentes) avec délégation de tâches précises, à la charge financière de la société qui a secrété ces exigences et ses formulaires de tout poil, est une voie à explorer. Le médecin généraliste secteur I ne peut pas se payer ce luxe et ce ne serait pas sain. Donc, c'est la fuite dans toutes les directions sauf l'exercice libéral. Blessé, j'ai pris une retraite sans exercice.
    A bon entendeur, salut !
     le 19/02/2018 - 19h06
  • On peut toujours faire de la télémédecine, si au bout vous n'avez pas le nombre de médecin suffisant pour être consulté, vous ne résoudrez pas le problème. De plus la nouvelle génération , toutes spécialités confondues, cesse de travailler à 18 alors que les ainés vont jusqu'à 19h voir 20h ou plus. De plus, et malheureusement, les professions médicales se féminisant, il faut deux femmes pour remplacer un homme. Elle veulent une vie familiale et c'est tout à leur honneur. Faites le compte. la seule solution : pour des professions de services, c'est une répartition obligatoire sur le territoire français comme pour les pharmaciens.
    lagis le 19/02/2018 - 16h43
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